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 Roman + You really have a way with words

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The Sons are watching you



↝ Avatar : Thomas Brodie-Sangster
↝ Attentats : 115
↝ A emménagé le : 26/05/2015
↝ Pseudo : RiverFalls
↝ Crédits : ©Atomic squirrel
↝ Autre(s) tête(s) : Reid, le légiste boiteux
↝ Métier : Gardien du cimetière, ou plutôt jardinier.. bénévole forcé à l'hôpital, section des grands brûlés.
↝ Âge : 23 y.o
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MessageSujet: Roman + You really have a way with words   Lun 1 Juin - 8:50


Roman Jasper Doherty
"Now I've found solid ground"

Prénom(s) & noms ♣ Roman Jasper Doherty, nom qui fut tristement célèbre dans le NY Times.. Date & lieu de naissance ♣ 20 MARS 1992 à New York Âge ♣ 23 ans Statut social ♣ Très très modeste, heureusement qu'y a des aides... Situation maritale ♣ Célibataire. Orientation sexuelle ♣ Hétéro Desmondsexuel. Métier ou études ♣ Diplômé du lycée. Ancien dealer et fiché comme délinquant et pyromane à surveiller. En réinsertion. Avatar choisi ♣ Thomas Brodie-Sangster. Groupe choisi ♣ Believers. Traits de caractère ♣Menteur + Paranoïaque + Dérangeant + Ouvert + Sociable + Discret + Grande Gueule + Peu sentimental + Déloyal + Rancunier + Persuasif + Malade + Nerveux + Abrupt + Cynique + Pessimiste Crédits ♣ redheadyoutubers-rph (Tumblr)

En savoir un peu plus...
Anecdote un ♣ Il est fan des films de Clint Eastwood, petit il pensait même que son frère était un cowboy Anecdote deux ♣ Il a un briquet, décoré d'un motif anarchiste, qu'il fait cliqueter tout le temps ou presque Anecdote trois ♣ Fan des Rolling Stones, il a piqué bon nombre de leurs cds dans les boutiques et a tapissé un mur de sa chambre  de leurs posters Anecdote quatre ♣ N'est pas très pudique mais pas non plus du genre à s'exhiber Anecdote cinq ♣ S'est brûlé à de nombreuses reprises les avant-bras, involontairement à ce qu'il paraît Anecdote six ♣ Est fasciné par les histoires criminelles Anecdote sept ♣ Il aime bien donner des rendez-vous dans des endroits insolites. Anecdote huit ♣ N'aime pas le bleu ni le orange Anecdote neuf ♣ Doit écrire toutes les émotions qui lui passent par la tête dans un carnet, qu'il doit remettre à son psy. Doit aussi régulièrement tenir des comptes à son contrôleur judiciaire. Anecdote dix ♣ Ne se croit pas guérit.
Que pensez vous des Sons of Liberty et ce qui se passe à Boston?
Deux ans d’interdiction de tout, contacts avec l’extérieur, télévision, drogues, alcools.. Pour certains ça inspire, ça aide à faire le point, mais pour quelqu’un comme Roman c’est être privé de tout ce qui fait son identité, ou presque restons optimistes. Les rares points faits sur les nouvelles du monde et de la ville, lui ont permis de trouver dans les actions des Fils de la Liberté une expression violente de ses plus noirs désirs. Pendant tout cet acharnement de ces types, ou de ces femmes qui sait, contre la ville et ce qu’elle représente, Roman s’est senti plus apaisé; comme s’il s’agissait d’actes accomplis par ses soins, sans avoir à déroger au règlement émis par le centre. Un moyen de transférer sa frustration et sa violence de manière plus ou moins saine..


Et toi derrière l'écran?
Prénom/Pseudo ♣ RiverFalls Age ♣ 24 ans Sexe ♣ Muy énormé. Comment as tu connu BTP♣ On ne connait pas BTP, c'est BTP qui vous connait. Ce que tu penses de BTP ♣ On ne pense rien de BTP, c'est BTP qui pense de vous Un dernier mot ♣  


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I'm sorry for everything
« Oh, everything I've done. From the second that I was born it seems I had a loaded gun. And then I shot, shot, shot a hole through everything I loved »
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MessageSujet: Re: Roman + You really have a way with words   Lun 1 Juin - 8:50

"citation de votre choix"

And a piece of my story...


There's a monster I'm afraid of. I see it everyday in my mirror.

Rikers Island. L'été frappe la ville mais les filles en jupe qu'il croise n'ont que peu d'intérêt pour lui. Le bus s'arrête après avoir traversé des grilles qu'il soupçonne d'être électrifié, et en descendant il suit le mouvement, des agents de sécurité leur donnant le signal pour se mettre en route. C'est le dernier à passer le poste de surveillance, c'est toujours le dernier pense-t-il amèrement avant de se lever pour s'approcher de l'homme qui le dépasse de deux têtes, ce qui fait du gardien un géant dans son imaginaire. « Videz vos poches dans le bac, » qu'on lui crache au visage, sans sourire, mais il ne se démonte pas, des gros bras dans le genre il en a déjà vu. Docile, non sans un air arrogant, il enlève sa ceinture, retire le paquet de cigarettes et le briquet qui trainent dans sa poche droite, dépose des clés qui se mêlent aux accrocs de sa poche gauche. « Ecartez les bras, » reprend le gorille, armé d'un détecteur de métaux qu'il lui passe partout, ou presque parce que l'adolescent lui lance un regard noir. Regard soudainement attiré par celui d'un autre, qui se trouve en face de lui, à quelques pas de distance. Sourcils froncés, Roman le dévisage et s'étonne de la profondeur de ses yeux sombres qui, étrangement, le mettent mal à l'aise; parce qu'il y devine quelque chose de tapis dans cette obscurité, quelque chose qui attend de sortir de sa cage. Il dissimule un frisson, sans parvenir à détacher ses yeux de l'autre et ils se sourient, l'un répondant en l'autre sans réellement savoir lequel des deux à commencer. « C'est bon, » le rappelle à l'ordre le gros bonhomme, poussant légèrement l'adolescent vers la porte que lui ouvre un autre gardien, le garçon inconnu ayant disparut. Surprit, Roman ne réalise qu'une fois passé devant la porte en vitre renforcée que c'était simplement son reflet. Il en profite pour remettre ses mèches en place, longeant le couloir pour s'asseoir derrière une table, un téléphone à sa droite. Son regard se perd sur les autres assit de l'autre côté, tous dans la même tenue orange déprimante, pas étonnant qu'il déteste cette couleur. Il pourrait déblatérer longtemps sur le manque de classe de ces fringues mais son attention se porte sur l'homme qui s'installe face à lui, et un sourire de gamin heureux comme un soir de Noël se dessine sur son visage qui retrouve un éclat d'innocence. « Salut p'pa, » sa voix tremble dans le combiné, plus de bonheur et d'excitation que de terreur, pourtant le visage émacié et fatigué de l'autre aurait de quoi faire pâlir n'importe qui d'autre. « Comment va, fiston? » il mâche ses mots, articule à peine et on comprend mieux; dans son sourire il manque deux dents. Roman s'en fiche, il aime bien trop ces petits moments de tête-à-tête avec son paternel pour s'inquiéter des bagarres dans lesquels le vieillard se retrouve souvent. « Ca peut aller, j'ai postulé pour un job de jardinier, » lui et les études ça n'a jamais vraiment été l'amour, au grand dam de son frère et de sa soeur mais il n'est pas idiot ou fainéant pour autant. Seulement, l'idée de rester planté pendant des heures sur une chaise à écouter un vieil hibou balancer des informations à retenir, ça ne l'attire pas plus que ça. En racontant sa journée, et sa vie par la même occasion, il secoue les bras et les manches de sa chemise un peu large glisse pour découvrir sa peau abimée par endroit. Les pupilles de l'homme se dilatent; il ne connaît que trop bien ces marques. « Comment t'as fait ça, » l'interrompt-il en faisant un signe vers les cicatrices, le regard du gamin glissant sur elles d'un air absent, déconnecté. «Y avait du vent la dernière fois, j'ai pas fait attention, mais c'est rien, » et sans en dire plus, il en dit énormément. C'est surement le seul point qui le rapproche de son père, mais il est trop rêveur, trop exalté, pour s'en rendre compte. Pour comprendre que si son paternel lui porte autant d'attention c'est seulement parce que de ses trois gamins, c'est le seul qu'il a réellement réussi à embobiner et, surtout, que c'est le seul qui lutte pas contre ce qu'il est; un monstre.
Le reste de la visite, ils le passent à se fixer, à échanger des mots balancés au hasard qui pour les autres n'ont aucun sens, mais signifient tellement de choses pour eux. Ils sont dans leur petit univers, dont on les retire quand ils se séparent, l'un retournant en cellule, l'autre dans la marée humaine des rues de New-York où il déambule avant de retourner chez lui, retrouver le semblant de famille qu'il lui reste.



what would you think of me, if only you knew..

« J'me tire, » le ton est froid et à sa façon d'articuler il cache à peine l'agacement qui fait trembler sa carotide et lui donne le tournis. On lui pense encore une crise d'adolescence à vingt ans. Sans un regard vers son frère, encore moins vers sa mère dont l'apitoiement lui est devenu intolérable, il claque la porte et enfonce ses poings profondément dans ses poches, quitte à déchirer le tissu de sa veste. Le pas rapide, la respiration suffocante, le souffle court il s'enfuit aussi loin que ses pieds parviennent à le porter. Quelque chose cloche, y a un truc qui tourne pas rond, chez lui et il s'en rend compte dans ses rares moments de lucidité, quand il s'assomme pas avec de belles paroles pour endormir sa raison. Il devrait être en colère contre quelqu'un d'autre, pas contre sa mère, pas après ce qu'elle a vécu, il devrait vouloir en prendre soin mais c'est plus fort que lui; c'est contre elle qu'il est remonté. Elle ne comprend pas, elle ne comprend rien. A ses yeux, elle n'a jamais été aussi belle que maintenant. Là où elle ne voit que de la chair brûlée, lui il y voit une oeuvre d'art, une sculpture humaine parfaitement réussie. C'est peut être là que ça cloche. De voir les gens non pas comme des personnes mais comme des objets et de personnifier les flammes. La colère, à laquelle se mêle la terreur, lui arrache un cri de rage qu'il étouffe entre ses mains qu'il plaque à son visage, tirant sur ses mèches claires. Son pied frappe dans une conserve qui s'écrase lamentablement contre une benne à ordure, faisant fuir une bande de chats en feulant.
Il sent les tremblements qui parcourent ses membres, le goût pâteux et acide du manque qui assèche sa bouche. Il lui faut une dose, tout de suite. Mais ce n'est pas une seringue ou un joint qu'il sort de sa poche; seulement son briquet qu'il fait cliqueter plusieurs fois avant de s'approcher de la benne à ordure. Il soulève le couvercle et fixe les déchets qui l'emplissent; des restes de nourritures, des assiettes brisées, des boites et des cartons. Un sourire dément lui déforme les traits alors qu'il fouille ses poches avec des tremblements de junkie pour tirer, cette fois, des allumettes. Il en a fait craquer une, qu'il regarde se consumer jusqu'à se brûler l'index, respirant l'odeur de bois qui brûle. Ses pupilles se dilatent de plaisir. Sans plus se contrôler, il en allume une deuxième, une troisième et c'est avec la sixième que le carton de la benne commence à prendre sérieusement, transformant la benne en gouffre de l'enfer.
Ses paumes ne se détachent de la grosse poubelle qu'une fois que la chaleur devient douloureuse et il se recule, savourant le spectacle bien qu'il ne soit pas à la hauteur de ce qu'il fait d'ordinaire. Relevant le col de sa veste, il quitte la ruelle, en se frottant le nez, avant de lever les yeux au ciel tandis qu'un éclair vrille le ciel et que des gouttes de pluie s'écrasent sur son front.

C'est rageur qu'il se retrouve devant la porte d'un appartement d'un immeuble bien entretenu, ses poings s'écrasant sur le bois vernis avec une impatience qu'il se reconnaît à peine. « Roman ? » et il se laisse tomber dans les bras de la trentenaire qui lui ouvre, surprise, et ravie, de voir son petit favori à son domicile, trop souvent abandonné par son époux. Il est trempé, il a un regard de fou, mais elle a fini par s'y faire. «  C'est ta famille ? » suppose-t-elle, sans trop savoir de quoi elle parle, parce que c'est pas quelque chose qu'ils font vraiment tout les deux. De lui, elle ne sait que ce qu'il veut bien lui dire; presque que des mensonges. De toute manière, il y a un accord tacite entre eux; on ne parle pas de ce qui est personnel, pas d'implication. Chose plus facile pour Roman qui n'a d'intérêt pour cette femme que ce qu'elle peut lui donner quand il en a envie.
C'est un peu sa façon à lui de s'émanciper, de se détacher de la place de second, celle du premier appartenant éternellement à Wren. Ca l'agace tellement, qu'il se montre particulièrement violent avec sa maîtresse, qui ne s'en offusque pas, ou plus, tellement. Wren est ci, Wren est ça, Wren fait ci, Wren fait ça. Pire que tout, Wren lutte. C'est un mélange de rancoeur et de respect qui étreint Roman, chaque fois qu'il entend son frère parler de son métier. Comment est-il parvenu à se défaire de cette obsession qui noircit l'âme de son cadet… Surtout, comment n'a-t-il pas essayer de le sortir de là ? Et au final, Roman l'aurait-il laissé le sortir de cette spirale infernale dans laquelle il menace de se laisser consumer. «  Tu te sens mieux ? » la tentative de communication de cette belle femme se heurte au mur qu'érige le jeune homme en se rhabillant, son regard soudainement attiré par la bougie senteur qu'à allumé son hôte. Il pourrait répondre, mais ce n'est pas à elle qu'il a envie de parler. Sans demander son reste, il quitte l'immeuble et cherche un numéro dans son répertoire, qu'il appelle immédiatement avec des gestes fébriles. « Liv.. Je peux venir te voir, s'il te plaît ? Tu me manques. »


There's no one to save me. They're all just trying.

«  Bouge plus ! Levez les mains ! » Il ne sursaute pas, malgré l'adrénaline qui accélère son rythme cardiaque alors qu'il lève les mains lentement, son pouce coinçant un petit sachet de poudre dans sa paume de main. Capuche sur la tête, d'un vieux sweat crasseux qui date de ses année de lycée, il regarde les deux autres qui sont avec lui et qui imitent ses gestes, bien plus paniqués que lui. « Vous allez vous tourner, tout doucement, » lui beugle l'agent de police, avec une arme sans doute braquée sur lui, stressé d'être dans les rues pour la première fois et d'avoir à faire à ses premiers dealeurs. De son ongle de pouce, le seul qu'il ronge rarement, il entaille le sachet qu'il tient toujours et commence à se tourner lentement, avant de jeter la poudre aux yeux de l'agent qui recule, surprit, avant de se frotter les yeux pour voir ses trois suspects s'enfuirent à toutes jambes. Alors que l'un des deux autres prend une ruelle à droite, Roman agrippe le col du second pour l'empêcher de faire la même erreur et l'entraîne à sa suite. Les rues du Bronx, il les connaît comme sa poche. Riant aux éclats, il finit par s'arrêter dans un coin avec son acolyte, coincé entre une respiration de boeuf et un fou rire nerveux. « P'tain, t'es con Rom', on aurait pu s'faire choper, quel con ce mec, » et l'intéressé continue de rire, incapable de calmer son fou rire avant de se redresser en inspirant un grand coup, essuyant les larmes qui parlent à ses yeux. «T'aurais vu ta gueule, je te jure .. Même Mister Bean ne t'égale pas sur le coup, » moqueur il penche la tête hors de la ruelle, pour voir si la voiture de police les a suivit mais c'est vide. « Allez viens Chico Gonzales, je t'offre un verre, » il fanfaronne le Roman, il profite bien de cette dose de bonne humeur qui l'étreint alors que son ami le dévisage d'un air choqué, « pourquoi j'serais Chico dans l'histoire ?! » Se stoppant brusquement, Doherty se tourne vers son partenaire, le dos de sa main heurtant le torse de l'autre, « parce que t'es trop con pour être assimilé à Clint Eastwood, allez fais pas la gueule, je te paie ton verre j'te dis, » non sans rajouter d'un ton amusé « puis si t'es sage, je te vole une trottinette. » L'autre le suite en haussant les épaules, non sans lui donner un léger coup dans la cuisse gauche. Roman a peu d'amis, et en généralement ceux qui lui sont proches, ont un rapport à la loi aussi particulier que lui. En passant devant la caserne, quelques heures plus tard, il s'arrête et allume tranquillement une cigarette et rabat sa capuche sur sa tête. Son pied heurte une bouteille de verre qui traîne et qui finit sa course sur un poteau devant l'entrée du bâtiment, pour voler en éclat. Il reprend sa route, souriant ce qui ne présage pas grand chose de bon.


I'm consumed by this darkness that makes me unable to be loved.

Les flammes lèchent la façade, s'extirpent par les fenêtres qui explosent, des cris résonnent, des marches craquent sous leur poids alors qu'ils courent, tirés dehors par les mains puissantes de leur père. La petite main fragile, et douce, de Liv se glisse dans la sienne alors qu'ils atteignent le trottoir, essoufflés, en sueurs, et paniqués. Son regard se pose sur le visage pâle de sa jumelle qui se cache dans sa peluche, puis il cherche son frère et son coeur s'emballe en le trouvant pas. Il se calme en le voyant, par terre. La main de sa soeur serre plus fort la sienne, et une nouvelle explosion le fait sursauter. Il ne sait même pas à quel moment les choses ont dérapé, à quel moment ils se sont retrouvés de leur chambre à faire les idiots à ce trottoir jonchés de détritus que leur maison crache. Tout s'emmêle, tout s'embrouille. Une nouvelle explosion et son coeur rate un battement alors que les larmes coulent sur son visage, de grosses perles salées qui laissent des traînés sur la suie qui salit sa peau. C'est pas de la tristesse, ni de la colère, pas même de la peur qui provoquent ces larmes, c'est le spectacle qui se produit sous ses yeux. C'est magnifique.

Le réveil le tire de son rêve aussi brutalement que s'il lui était tombé dessus. Redressé dans son lit, son regard parcourt la chambre de bonne qu'il occupe dans un vieil immeuble craignons du Bronx, choisit pour le loyer bas. Ses mains parcourent son visage qu'il frotte en essayant de sortir de son sommeil, tirant le rideau de sa petite fenêtre pour éclaircir la petite pièce. Se brouille encore les images du passé à celle du présent et il lui faut bien une quinzaine de minutes pour réussir à faire le tri dans ses pensées et sortir de son lit. « Journal, » lui cri une voix à travers sa porte, qu'il reconnaît comme étant celle de sa voisine du dessous qui, depuis qu'il est venu vivre là, ne cesse de lui déposer le NY Times, accompagné parfois de muffins. Le temps qu'il ouvre, elle est déjà repartie chez elle. Attablé à son bureau, qui sert de table de cuisine, il plonge le nez dans son muffin et ne le ressort que pour lire les dernières nouvelles. « Incendies répétés dans Brooklyn » titrait la page deux, arrachant une grimace d'insatisfait au jeune homme qui continue de lire, soupirant devant l'étalage de commentaires mielleux pour féliciter le courage des pompiers. Il t'en donnerait du courage. Jetant le papier sur le sol, il avale son café d'une traite, récupère sa serviette pour filer sous la douche situé à l'extérieur de sa chambre, sur le palier. Il lui faut se contrôler pour pas vider la réserver d'eau chaude, avec laquelle il se rince, au point de s'en brûler l'épiderme. Quand son réveil sonne une seconde fois, il est déjà prêt à partir pour le travail. Il récupère un petit sachet caché sous une latte de son sommier, qu'il fourre au fond de son paquet de cigarettes, et quitte l'immeuble. Roman est quelqu'un de ponctuel. Seule chose pour laquelle on ne peut décemment pas la critiquer; il faut dire aussi que quand on s'adonne à certaines activités comme les siennes, il vaut mieux savoir respecter ses horaires. On ne sait pas ce qu'il pourrait se passer avec une minute de retard ou d'avance.
« Hé gamin, tiens ça, tu devrais mettre une écharpe, le froid se lève, » et avant qu'il puisse en placer une l'homme lui a déjà passé un truc difforme en laine autour du cou, qu'il explique comme étant la nouvelle lubie de son épouse; le tricot. « Allez file, » et Roman de répondre d'un signe militaire avant d'attraper son râteau pour s'atteler à sa tâche. Les mains rougies par le vent frais, il s'applique dans sa tâche, un regard sur sa montre. Après avoir jeté quelques regards autour de lui, il se balade avec son râteau avant de s'arrêter près d'un arbre contre lequel il s'appuie, sortant une cigarette de son paquet qu'il coince entre ses lèvres. Entre ses doigts, il coince le petit sachet caché dans le paquet, et le tend à celui qui s'est adossé au tronc, une main tendue dans son dos qui se referme sur le paquet. L'échange se fait sans encombres, et après avoir rangé les billets dans la poche intérieure de sa veste, Roman reste un moment contre le tronc à fumer, le regard qui parcourt le parc sans se poser. Ce genre de business, il y est habitué depuis des années, initié d'abord par Wren, avant de continuer dans son coin. Il faut bien gagner sa vie comme on peut, tant pis si c'est contre la loi. En parlant du loup.
Ecrasant son poison contre l'écorce, il le jette dans la poubelle avant de se tourner vers son aîné qui ralentit en arrivant près de lui. « Alors Oui-Oui, il est où ton camion rouge ? » plaisante-t-il en saluant son frère d'un signe de main, laissant une coutre distance entre eux, avant de s'appuyer sur le manche de son râteau, « t'as rien de mieux à faire pendant tes jours de suspension que venir me voir ramasser des feuilles ? Quitte à faire ça, tu pourrais au moins mettre la main à la pâte. » Reprenant son travail, tête baissé, il hausse les épaules « j'dis ça, j'dis rien hein ».

I am the monster.

Ce centre, à Boston, était supposé être le meilleur, celui dans lequel il aurait la certitude d’être soigné, de ressortir de là avec l’esprit sain d’un jeune homme de son âge, préoccupé par des sujets bien plus légers. On lui avait promis tellement de choses qu’au bout de deux ans à attendre qu’elles se réalisent, il avait fini par baisser les bras et se laisser aller à jouer le jeu. Les réunions de groupe, les rendez-vous avec le psychologue et autres emmerdements au cours desquels on lui demandait une honnêteté transparente; il leur donnait tout ça, dans l’espoir d’achever le temps qu’il avait à faire ici, parce qu’il en pouvait plus, parce que ces murs autour de lui commençant à l’étouffer et qu’il se sentait à deux doigts de l’insuffisance cardiaque. « Prêt à sortir gamin? » Le type le regardait d’un air confiant, avec ce sourire idiot des types qui gobent tout ce qu’on leur dit et Roman de le lui renvoyer, un haussement d’épaules pour toute réponse, parce que les mots lui manquaient, à force de répéter les mêmes conneries pendant deux ans, il était plus certain d’être foutu de dire autre chose que je suis malade, je suis le fautif, je m’en veux et autre ramassis du genre. « Y a quelqu’un qui t’attend pour te ramener chez toi. » Roman se retint de rire. Chez lui ? Il en avait plus, il était même pas sûr d’avoir eu un chez lui un jour. Quelqu’un ? Qui ? Qui serait assez con ou débile pour venir attendre un dégénéré dans son genre, maintenant que tout le monde sur le globe était au courant de ses travers, qui pouvait être assez idiot pour risquer sa couenne à venir l’attendre le jour de sa sortie ?

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