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 For where we used to build and love is no man’s land, and only ghosts can live, between two fires + Leo

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↝ Avatar : Sir Daniel Day-Lewis
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↝ A emménagé le : 07/06/2015
↝ Pseudo : Iracebeth
↝ Crédits : Ira'beth + drraculla (tumblr)
↝ Métier : Lawyer, politician. Member of the aristocracy
↝ Amour : Married for 35 years and still in love with his wife. Two daughters.
↝ Âge : 57 years old


MessageSujet: For where we used to build and love is no man’s land, and only ghosts can live, between two fires + Leo   Dim 7 Juin - 0:21


Leonard Alexander Cartwright
"Speak for the sake of something to say and now and then put on a display of elaborate mimicry of the past to prove that ritual reigns where once ruled love "

Prénom(s) & noms ♣ Leonard Alexander Cartwright Date & lieu de naissance ♣ 14 Avril 1958, Boston Âge ♣ 57 ans. Statut social ♣ (Très) élevé. Appartient à la classe aristocratique de la ville. Situation maritale ♣ Marié depuis trente-cinq ans, deux filles. Orientation sexuelle ♣ Hétérosexuel Métier ♣ Avocat et politicien Avatar choisi ♣ Sir Daniel Day-Lewis. Groupe choisi ♣ Haters. Traits de caractère ♣ Droit, volontaire, protecteur, fier, imbu de sa personne et maniaque. Crédits ♣ @Ira'beth (avatar) + @tumblr. julianassanges / davidshawty / drraculla (gifs) + The Conflict by Cecil Day-Lewis / Of Snails & Skylarks by Christy Brown / A Hard Frost by Cecil Day-Lewis (citations)

En savoir un peu plus...
Anecdote un ♣ Élevé dans l'aristocratie la plus pure et la plus sévère, il approuve et applique sans hésitation les nombreux principes qui lui furent enseignés. Il n'hésite pas d'ailleurs lui-même à en ajouter d'autres ou à en renforcer d'anciens. Son rang, il le tient et entend bien que cela soit le cas aussi de son entourage, ce qui n'est pas toujours simple, notamment avec sa fille cadette. Par ailleurs, en dépit de sa situation particulièrement confortable, il n'aime pas jeter l'argent par les fenêtres et a donc placé de manière stratégique une partie de sa fortune.
Anecdote deux ♣ Il est également volontaire notamment dans sa profession, la jugeant sincère utile et nécessaire. Il possède une grande foi dans la justice, même si ses années d'expérience l'ont vu assister à bon nombre d'échecs. Il est aussi protecteur, principalement avec ses deux filles. Ce qu'elles représentent et les difficultés que son épouse et lui ont eu pour les avoir ne font qu'accentuer ce trait de caractère, le rendant presque maladif. Un instinct protecteur qui s'allie donc avec un besoin de contrôle particulièrement prononcé. Il n'avouera ainsi jamais un échec et n'hésitera pas à asseoir sa primeur.
Anecdote trois ♣ Il possède une excellente hygiène de vie qui lui permet de supporter sans problème la vie mondaine qu'est la sienne. Il ne fume qu'en de rares occasions et n'aime d'ailleurs pas tellement l'odeur de la fumée. Quelque peu maniaque, il ne quitte jamais son bureau sans que celui-ci soit nickel. Il est également très soigné de sa personne. Il se sent par ailleurs particulièrement à l'aise dans son milieu et se montre toujours très bien informé.
Anecdote quatre ♣ L'un de ses rituels de la journée consiste d'ailleurs à lire la majorité de la presse quotidienne. Il aime se lever avant l'aube et boire son café noir en observant l'aurore. Il est toujours d'une humeur très particulière quand il pleut. Il aime pourtant que c'est le cas.
Anecdote cinq ♣ Il n'aime pas particulièrement les bruits de couloir et préfère les histoires basées sur des faits ou des preuves tangibles. Il met un point d'honneur à être toujours de la plus grande politesse. Il est également distingué et un excellent orateur. A l'aise en société, il maîtrise les médias et leurs codes tout comme ceux du milieu dans lequel il évolue. Charismatique enfin, il sait se faire respecter et n’élève finalement que peu la voix en public. Les seules exceptions pouvant alors concerner ses filles.
Anecdote six ♣ Il a pour habitude ou tradition de s'offrir une bouteille de scotch irlandais ancien dès qu'il gagne une affaire. Il possède donc une importante cave de vins et alcools de toute origine à laquelle il est très attaché. Il aime voyager et éprouve une affection particulière pour l'Europe.
Anecdote sept ♣ Même s'il n'y a jamais scolarisé ses filles, il donne chaque année des subventions à son ancien établissement scolaire et Suisse. Il fait aussi partie des donateurs de l'université d'Harvard, où il a également fait ses études. Il parle plusieurs langues mais avoue avoir une préférence pour le français qu'il a d'ailleurs fait enseigner à ses filles. Il est aussi passionné de littérature, d'histoire et possède quelques notions en architecture. Il suit de près toutes les découvertes archéologiques et aime les vieux livres en version originale qu'ils soient écrits en langues dites mortes ou vivantes.
Anecdote huit ♣ Il n'apprécie pas particulièrement la profession des psychologues qu'il considère bien souvent comme des charlatans. Il reconnaît toutefois qu'en certaines circonstances bien précises, ils peuvent être utiles mais préfère généralement s'en remettre à des psychiatres.
Anecdote neuf ♣ Il se rend sur la tombe de sa famille tous les dimanches matins aux aurores. Son épouse est l'une des rares personnes à être au courant. Il est d'ailleurs très ami avec le gardien du cimetière à qui il apporte parfois une bouteille. Il ne parle pour ainsi dire jamais de sa mère ou de sa sœur, pas même à ses filles. Seule son épouse connaît les circonstances de la mort de ces dernières.
Anecdote dix ♣ Il n'est pas un grand adepte de la technologie mais lui reconnaît toutefois une utilité pratique. Il ne quitte d'ailleurs jamais l'IPod que lui a offert son épouse à l'occasion d'un anniversaire. La musique le détend et il écoute aussi bien du classique que du hard rock, ce qui surprend toujours son épouse. Il est lui-même musicien ayant l'occasion au cours de son éducation d'apprendre violon et piano. Il aime ainsi jouer du piano, notamment pour se calmer les nerfs .
Que pensez vous des Sons of Liberty et ce qui se passe à Boston?
Dire réellement ce que je pense de ces gens-là me vaudrait de dépasser les mots de la simple courtoisie. Je peux toutefois affirmer que je les méprise, eux comme leurs actes et que je ne compte pas rester inactif face à de telles actions qui menacent l'équilibre même de notre ville et notre communauté. Ce qui se passe actuellement à Boston ne devrait pas se produire. Notre ville a déjà bien suffisamment souffert de l'action de quelques dérangés et autres fous.


Et toi derrière l'écran?
Prénom/Pseudo ♣ Iracebeth. Age ♣ 24 ans. Sexe ♣ Lady. Comment as tu connu BTP♣ J'étais sur la version une et que j'ai succombé à la faiblesse comme souvent quand il s'agit de mes accros aux feels préférés. Ce que tu penses de BTP ♣ Il rocks toujours. Un dernier mot ♣ Les feels auront notre peau *dead*.

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MessageSujet: Re: For where we used to build and love is no man’s land, and only ghosts can live, between two fires + Leo   Dim 7 Juin - 0:21

"Amid this flounce and filigree of death is the real transformation scene in progress"

And a piece of my story...


Itinéraire d'un enfant du siècle

Les jours comme les années se suivent sans jamais se ressembler. Il arrive parfois même que ces années soient ce que l'on nomme alors de bonnes années. De celles où les vœux que l'on a coutume de souhaiter au nouvel an prennent un véritable sens. Elles ne sont pourtant pas les plus courantes ou même les plus marquantes. C'est une tragédie mais il apparaît clair au fil du temps que l'on garde plus aisément en mémoire les moments les plus difficiles de notre existence, bien souvent considérés comme les plus forts aussi. Des jours à la saveur si particulière qu'ils donnent ainsi tous leurs sens aux décisions que l'on peut prendre par voie ou non de conséquences. Des jours pour la plupart que l'on aimerait ne jamais vivre.

18 Juillet, 1969. Boston, USA.
La journée en elle-même était somme toute ordinaire. A dire vrai, aucun détail ne lui reste en mémoire de cette dernière avant cela. C'était la période des vacances scolaires. Le temps était magnifique, même si la journée avait paru menacée au cours de la matinée par un brouillard persistant. Mais ce dernier, au bout du compte, avait fini par se dissiper, pour laisser place à un soleil éclatant. Sans doute, sans doute, cette journée avait-elle bien commencé, sans doute avait-elle été bonne. Mais tout cela n'avait plus aucune importance. Léonard rentrait d'une journée passée essentiellement à la bibliothèque de la ville en vue du travail qu'il avait prévu d'effectuer au cours des vacances afin de figurer à nouveau en première place de sa promotion à la rentrée. L'appartement était vide, comme de coutume à cette heure de la journée. Le lieu n'était pas excessivement grand mais il permettait de vivre confortablement. William Cartwright répétait bien souvent que le talent prévalait sur la fortune extérieure. Une phrase que le jeune homme de quatorze ans tentait de faire sienne comme toutes celles que son père avait l'habitude de répéter. En rejoignant sa chambre au fond du couloir, il ne put s'empêcher de tiquer. Avec un soupir, il déposa ses ouvrages fraîchement empruntés sur son bureau et rejoignit le salon. Pour une raison étrange, la lumière y était allumée. L'appartement était pourtant vide depuis de nombreuses heures. Cette lampe avait sans doute été oubliée par le dernier membre de la famille à avoir quitter les lieux, à moins que cela ne fusse l'un des membres du personnel. Il devrait sans doute en faire la remarque au cours du dîner. Une situation confortable ne justifiait pas des dépenses inutiles, comme la consommation excessive de l’électricité.

Léonard traversa donc la pièce afin d'accéder à l'interrupteur. Même s'il était là, il n'avait guère besoin d'avoir la lumière dans le salon, en tout cas dans l'immédiat. Il n'eut pourtant pas l'occasion d'éteindre cette lumière inappropriée. Quelque chose d'autre le fit tiquer. Au moment d'appuyer, il se retourna. Les choses auraient-elles été plus acceptables dans le noir, à la lumière du jour ? Sans doute, aurait-il eu à nouveau appuyer pour éclairer la scène qui se présentait alors devant ses yeux. Le cri qu'il voulut pousser resta bloqué en travers de sa gorge. Il n'était plus qu'une expression. Une expression d'horreur et de stupéfaction. La scène prit peu à peu sa réalité devant ses yeux. Et quand elle l'eut fait toute entière, il s'effondra, les genoux au sol, tremblant de tous ses membres, incapable de réagir. Lindsay. Lindsay Cartwright était une magnifique jeune fille de dix-sept ans. Brillante et audacieuse, sa réputation était toute faite. Ce jour-là, elle aurait du rentrer tard dans la soirée, peut être même après le couvre-feu paternel. Mais elle aurait eu une bonne excuse. Celle de l'organisation d'un événement en lien avec l'association de soutien des familles de victimes d'assassinat. Cette dernière avait fleuri après l'affaire de l'étrangleur de Boston, il y avait de cela à peine cinq ans. Elle s'était depuis étendue à d'autres familles, d'autres victimes. En un éclair de lucidité, le jeune homme se dit qu'ils allaient bientôt en avoir l'utilité, avant de réaliser l'horreur de ce que cela impliquait. Il se concentra en premier lieu sur des détails. Ses cheveux défaits, ses pieds nus, ses yeux écarquillés d'horreur, ses mains égratignées puis le sang. L'immense flaque de sang qui inondait le plancher du salon, allant jusqu'à tremper le tapis indien si précieux à Eléonor Cartwright. Lentement, avec des gestes douloureux dus à des membres encore pétrifiés, il se rapprocha d'elle, jusqu'à porter sa main à son visage. Il était glacé. Elle était si belle. Le sang vint bientôt tremper son propre vêtement, tandis qu'il resta là, figé. Incapable de bouger, pour aller de l'aide ou pour hurler. Incapable même de pleurer. « Lindsay ?» « Grande sœur ?» Elle était tellement froide, tellement froide. Les heures passèrent, combien il l'ignorait. Puis Eléonor Cartwright rentra à son tour à la maison, avec un soupir. « Léonard, c'est toi qui a laissé la lumière dans le salon ? Tu te souviens de ce que disait ton père ? Léonard ? » Elle entra, comme lui, dans le salon, prête à éteindre la lumière, quand elle tiqua, elle aussi. Sur le tapis, d'abord. Immaculée de sang, puis sur la scène qui se tenait à côté. A la différence de son fils, elle hurla, à s'en déchirer les poumons. Elle finit par le rejoindre au côté du cadavre de son aînée. «Lindsay ? Lindsay ? Léonard ? Que s'est-il passé ? Léonard ?» Ce dernier fut bien incapable de lui répondre. « Lindsay ? Lindsay ? Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Une ambulance, il faut appeler une ambulance ! » Elle se leva précipitamment, se retenant au canapé après avoir failli glisser sur le sang, avant d'accéder au téléphone où elle déblatéra, paniquée. Les secours mais surtout la police arrivèrent quelques minutes au côté de William Cartwright. Ils trouvèrent Eléonor, effondrée dans une crise de larmes, à côté du téléphone et le jeune Léonard, toujours agenouillé près de sa sœur. William hurla, se précipitant vers sa fille, seulement retenu par les policiers qui assistaient avec lui à la scène. Pour bon nombre d'entre eux, le souvenir des victimes de l'étrangleur était encore vif dans leur mémoire. Les urgentistes et les policiers s'approchèrent du cadavre, tentant alors d'en éloigner le jeune homme. Ce dernier réagit alors, en hurlant, se débattant à la manière de son père plus tôt, désormais effondré. « Lindsay ! Lindsay ! Non ! Non ! Lindsay ! Non !» En dépit de ses gestes, il ne put les empêcher de l'éloigner chaque fois un peu plus de cette dernière, jusqu'à le sortir de la pièce où la dernière vision qu'il eut de la jeune fille ne finirait jamais de le hanter.

La suite n'avait pas fini de raviver les mémoires encore marquées par le meurtre en série des treize femmes dans les rues même de Boston. Toutes les pistes même une piste semblable furent poursuivies. L'enquête révéla que le coupable n'était autre que l'un des «amis» de la jeune fille. Cette dernière ne s'était pas rendue ce jour-là à l'association. Elle s'était laissée détournée par la tentation et en avait payé le prix. Pour William Cartwright, cet événement marqua la confirmation que ses réglés étaient les bonnes, qu'elles étaient justifiées et il renouvela sa sévérité envers son fils, n'hésitant pas si nécessaire à servir l'exemple tragique de sa fille pour appuyer ses propos. Pour Eléonor, ce fut le début de la fin. Elle ne se remit jamais de la mort de son aînée, délaissant peu à peu le reste de sa famille puis la vie elle-même. Pour Léonard, le procès plus que le crime lui-même marqua le début de son ambition. La condamnation implacable du meurtrier de sa sœur à la peine de mort l'avait alors convaincu du bien fondé de la justice, marquant ainsi le début de sa vocation juridique.

A l'acmé d'un triomphe certain.

21 Avril 1972, Institut Florimont, Petit-Lancy, Suisse.
Au niveau lycéen, le mois d'avril était bien souvent l'occasion de tester les capacités oratoires de ses étudiants, généralement destinés à des carrières dans la politique ou attenantes en passant par de grandes universités. Et Léonard Cartwright se révélait être un excellent élément dans cette discipline. Aussi quand son nom fut tiré au sort à l'occasion du grand débat annuel qui regroupait tous les lycéens de l'établissement, l'assistance était en effervescence. Car quelque que soit le concurrent, la joute promettait d'être élevée. Cette année, ce fut celui d'une jeune étudiante de lettres du nom d'Evelyn Jones qui fut tirée. A première vue, le jeune homme ne put s'empêcher de noter que sa concurrente était plutôt jolie mais loin de lui l'idée de se laisser détourner pour de telles raisons. Il avait bien l'intention de l'écraser comme tous les autres. L'exercice ne se révéla pourtant pas aisé. A l'heure actuelle, ce qui suivit est encore connue comme l'un des plus longs débats jamais donnés au sein de l'établissement. La majorité en était bien entendu revenue au futur avocat mais sa débattrice rivale n'avait pas pour autant démérité. Le jeune homme en fut sincèrement impressionné. Il était rare qu'il trouve encore quelqu'un à sa mesure au sein de l'établissement, pourtant composé d'excellents étudiants.
Laissant venir à lui les louanges, il finit par arrêter la jeune fille dans le couloir.
- Encore un argument à rajouter, Monsieur Cartwright ?
- Je pense en avoir fait le tour pour aujourd'hui, si l'on considère que les vôtres ont pris fin.
- Vous êtes donc là avec l'intention de me narguer pour mon échec ?
- Plutôt l'inverse, en réalité. Il serait incorrect de ma part de ne pas reconnaître que vous avez fait preuve d'une excellente repartie au cours de cette joute. Je souhaitais donc vous faire part de mon admiration. Il est rare que quelqu'un tienne face à moi, aussi longtemps.
- Oh vraiment ? Vous êtes donc ici pour me vanter vos mérites ?
- Non, du tout. Je me suis sans doute mal exprimé.
- Ce serait bien la première fois.

Il s'arrêta un instant, pour rire. La jeune fille, bien loin d'être offensée, était quant à elle, souriante.
- Serait-ce vous qui tentez de me narguer maintenant ?
- Absolument pas. Je ne voies pas de quoi vous parlez.
- Laissez-moi vous offrir un verre. Au cours de la permission de sortie plus tard dans la soirée ? Je vous en prie.
- Très bien. Devant l'entrée, après l'appel ?
- Parfait.

La foule finit par sortir de la salle de conférence, les séparant, tandis qu'ils partaient dans des directions opposées. Plusieurs apercevant Léonard poursuivirent leurs louanges, mais ce dernier n'y prêtait plus vraiment d'attention. Focalisé sur le sourire sincère que lui avait adressé la jeune fille un peu plus tôt, il se surprit à attendre avec impatience les heures de permission. Frappé en plein cœur, cette impression ne le quitterait jamais.

De la rationalisation d'une existence.

05 Mai 1986, Boston, USA.
Les années qui suivirent ne furent que succès et triomphes. Tant au niveau social que politique. Sa carrière d'avocat entamée après un brillant parcours universitaire à Harvard, battait son plein. Ses succès juridiques lui valurent bientôt une excellente réputation dans le milieu tandis que son éducation et son argent lui ouvrirent les portes des plus grands cercles de la ville. Son mariage avec Evelyn Jones avait même été l'un des événements de la saison. Aucune ombre ne paraissait assombrir l'ascension de Léonard Cartwright.
Il en était pourtant une. Au fil des ans et de l'assise de sa position, quelque chose vînt à lui manquer. Un héritage ou plus exactement un héritier. En dépit de leurs efforts, Evelyn ne parvenait pas à tomber enceinte. Les médecins même les meilleurs semblaient sans réponse. Il ne restait alors que l'attente. En dépit de ce qui pouvait se dire dans leur entourage, à aucun moment, Léonard ne le reprocha à son épouse. Il l'aimait et avait bien conscience que la situation était difficile pour elle aussi. Ils essayèrent pendant des années, avant de renoncer un temps dans l'attente de solutions. Aussi ce fut au moment où ils s'y attendaient le moins qu'Evelyn tomba enfin enceinte. Léonard accueillit la nouvelle avec une joie intense et ils attendirent plusieurs mois d'être sûrs de leur joie avant d'en annoncer la nouvelle en grandes pompes.
Le jour J fut marqué par une effervescence sans nom. L'homme qui ne perdrait pourtant jamais son sang froid était incroyablement fébrile. Le travail dura de longues heures interminables, pour enfin se terminer sur des cris, qui apparurent alors comme les plus beaux sons jamais entendus. Il n'y aurait pas de mots suffisants pour décrire l'état de joie dans lequel se trouvait le jeune père quand les infirmières lui mirent pour quelques secondes sa fille entre les bras. Cette dernière enroula sa petite main autour de son doigt et il ne put rien faire d'autre que sourire. Il ne s'adressa à elle qu'une fois qu'il l'eut remise à son épouse. Il embrassa cette dernière sur le front avant de reporter son attention sur le bébé.
- Bienvenue chez toi, future reine.
Oh oui, elle allait être une reine. Il allait y veiller. Son héritière tant attendue recevrait le traitement qu'elle mérite. Il comptait la chérir sans prendre le risque de reproduire les erreurs de son père. Celles qui avaient conduits au meurtre de sa sœur aînée, il en était aujourd'hui convaincu.
- Elle sera comme toi Evy, une reine.
Son épouse avait souri, en dépit de l'épuisement causé par un accouchement long et laborieux. Elle murmura quelques mots à sa fille avant de l'embrasser à son tour sur le front.
- Bienvenue Grace Ivy Cartwright.

07 Avril 1990, Boston, USA.
Si la naissance de Grace avait été perçue par Léonard comme une bénédiction, l'annonce de la seconde grossesse de son épouse lui apparut comme un véritable miracle. Elle était inespérée. Et le jeune père en était plus que ravi. Son seul regret fut d'apprendre qu'il s'agissait une nouvelle fois d'une fille mais il était bien maigre en comparaison de la joie que lui occasionnait cette nouvelle naissance. Cette dernière grossesse fut tout aussi surveillée que la précédente si ce n'est plus. Pour une raison inconnue, il craignait que cette situation qui atteignait une forme de perfection soit trop belle pour être réelle. Sa cadette naquit pourtant sans encombres. Et il ne put résister cette fois à l'envie de rendre hommage à sa sœur aînée au travers du nom de cette nouvelle fille. Alisha Lindsay.
Au fil des années qui suivirent, Léonard ne cessa de mettre en application les règles qu'il avait lui-même connu au cours de son éducation mais aussi les siennes, celles que la vie lui avait enseigné. Ses deux filles furent alors scolarisées à la maison sous la coupe d'une gouvernante en dépit de la désapprobation de son épouse. Le souvenir de sa sœur hantant chacune de ses décisions de manière d'autant plus présente qu'elles étaient des filles. Il veilla ainsi à leur éducation mais aussi à leur avenir. Aucune d'entre elles ne devrait se laisser pervertir. Jamais. Voyant aussi l'occasion de poursuivre son héritage, il prévit également le mariage de ses deux filles. Il ne pouvait laisser aucune place à l'erreur.

L'action par voie de conséquences.

Mai 2015, Boston, USA.
La ville était en effervescence. Les événements de la veille encore dans toutes les mémoires. Isolé dans son bureau, Léonard Cartwright n'avait de cesse de réfléchir. Il allait devoir agir. Les échos dans les bureaux lui laissaient déjà sous entendre qu'il y avait quelque chose de plus, mais quoi ?
"The Boston Tea party has just started. Watch out. Yours truly, Les Fils de la Liberté."
Cette inscription ne cessait de lui tourner en tête. Il allait devoir faire quelque chose. Il ignorait encore quoi mais il n'avait aucune intention de rester les bras croisés. Non pas que ce fusse le cas après les événements d'avril 2013, mais ça n'était pas suffisant. Clairement pas suffisant. Les siens apparaissaient comme étant de plus en plus visés. Il ne pouvait laisser les choses évoluer de la sorte, et simplement regarder. Un appel de sa secrétaire le tira de ses pensées. Il avait déjà renforcé la surveillance autour de ses filles. Grace était déjà partie en Europe sous la protection de son mari mais Alisha était toujours dans la nature. Certes, il savait parfaitement où, il avait mandaté les meilleurs afin de la retrouver et de veiller sur elle, à distance mais ça n'était pas suffisant. Il ne pouvait prendre aucun risque, aucun. Jamais.  
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MessageSujet: Re: For where we used to build and love is no man’s land, and only ghosts can live, between two fires + Leo   Dim 7 Juin - 0:24

J'fais une p'tite attaque rapide deux secondes LE KING IS HERE, KNEEL! Bienvenue, beauté DDL *jotem, j'te mange en salade même *

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ



You're so consumed with how much you get, You waste your time with hate and regret. You're broken when your heart's not open. - BANGERZ
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MessageSujet: Re: For where we used to build and love is no man’s land, and only ghosts can live, between two fires + Leo   Dim 7 Juin - 0:53

ADOPTE MOI PUTAIN DE BORDEL Jotem d'amour Darling, ça fait so du bien de te retrouver avec cette gueule so perfect
J'te mange en nuggets avec de la salade, pour faire équilibrer *s'enferme dans sa boite*

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ


I'm sorry for everything
« Oh, everything I've done. From the second that I was born it seems I had a loaded gun. And then I shot, shot, shot a hole through everything I loved »
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↝ Âge : 40 piges & il vous emmerde !


MessageSujet: Re: For where we used to build and love is no man’s land, and only ghosts can live, between two fires + Leo   Dim 7 Juin - 11:45

Bon bah voilà, le Leonard il a toujours autant la classe, wesh ( et mickey parle comme une racail, si j'ai envie même)
Bon cette fois j'veux un lien. Bienvenueee chez toi, madame !
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MessageSujet: Re: For where we used to build and love is no man’s land, and only ghosts can live, between two fires + Leo   Dim 7 Juin - 18:11

Un retouuuuuuuuuuuur.
Welcome back , avec cet ava quoi

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ

TAZER.
Means for every point you make
your level drops, kinda like its starting from the top, you can't do that...
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MessageSujet: Re: For where we used to build and love is no man’s land, and only ghosts can live, between two fires + Leo   Dim 7 Juin - 20:23

Wren - Oh non, pas d'attaque, je m'en voudrais
Glad to be back
Jotem d'amour et de feels
   
Roman - Leo ne dirait pas non à un héritier mâle mais j'ai bien peur que Roman ne soit pas tout à fait dans les critères *SBAAFF*
JOTEM TOO MY DARLING
*referme soigneusement la boite*

Mickey - Un flic et un avocat, je pense qu'on aura pas de souci, après, pas sûr qu'ils s'entendent très bien xD Ca sera avec grand plaisir en tout cas et merci

Brandon - THANK YOU ! Ton avatar aussi
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↝ Amour : Vide, comme son dernier pot de Nutella.
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I'M ON A MOTHERFUCKING BOAT.



MessageSujet: Re: For where we used to build and love is no man’s land, and only ghosts can live, between two fires + Leo   Dim 7 Juin - 20:46

Welcome to Boston

Do you want a cup of tea?


J'EN PERDS MON CALECON DE LA FICHE DE LEO, always quoi Enfin voilà quoi ce mec jolem d’amour, cette fiche c'un trésor, les feels sont partout, t'es parfait

some biscuits with that ?
Bravo t’as fini ta fiche et en plus un paresseux du staff t’as validé, et quoi ? Tu veux une médaille ? Pff. Je peux rôter l’alphabet moi, personne m’applaudit. Quoi ? Oui. Alors voilà, c’est pas tout à fait fini - ce qu’elles sont chiantes les nanas du staff c’est fou - parce que tu dois encore vérifier que ton Avatars a été recensé par une de ces malades. Ensuite, si tu as besoin de te recentrer, viens jeter un oeil - si c’est pas déjà fait - sur les infos qui concernent Boston et le contexte, parce que BTP est une V2 d’un ancien forum, alors il a bien fallu combler les trous - au lieu de les compter. Au besoin, n’oublie pas que si tu dois t’absenter, tu peux le signaler ici, mais aussi que tu peux aider les invités quand ils demandent des liens avant inscriptions ou juste des précisions que tu penses avoir, même si t’es pas sûr, c’est toujours chouette les membres impliqués. Pour finir, je te dirais que la longévité d’un forum passe par ses rps mais aussi par son flood et ses pubs, alors hésite pas mon bonhomme!
T’emballes pas trop, l’année dernière j’ai fait pareil devant un cadeau de la forme d’une girafe, c’était un arrosoir.. Evitons les déconvenues d’entrée de jeu hein. La suite, elle concerne ton personnage et moins l’administratif, même si .. Mais on va pas chipoter non plus ? C’qui le chef ? Sérieux. Bon. Concentre toi buddy. Il faut bien un endroit où vivre à ton héros, alors pense bien à recenser son logement et aussi à être bien sûr que le quartier où tu le fais vivre correspond à ses revenus. Il faut aussi penser à son métiers, pour faciliter peut être les idées de liens, entre collègues ça peut être sympa de partager le café.. Ou autre chose. Et donc par logique, ou ce qu’on fait passer pour, il te faudra aussi poster une fiche de liens, qu’il faudra essayer de remplir un minimum si tu veux être sûr que les autres soient inspirés en postant - même si la Flemme est terrible, quelle saleté celle-la. Pour tes besoins, tu peux poster des scenarios ou des pré-liens/familles qui sont plus ou moins importants pour ton personnage. Et enfin pour te lancer dans le rp, si tu veux un modèle pré-établis pour décorer ton texte, tu peux te servir ici demande de rp. Maintenant, va t’amuser, mais rentre pas trop tard, Tata Fernande vient manger ce soir!

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“I'm a space bound rocket ship and your heart's the moon.”
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