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 You want to tell me with your teeth or without ?

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↝ Admin comploteur ↜
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The Sons are watching you



↝ Avatar : Nikolaj coster waldau
↝ Attentats : 26
↝ A emménagé le : 27/05/2015
↝ Pseudo : Monkeyslut
↝ Autre(s) tête(s) : Silverchat
↝ Métier : Flic pas aimable
↝ Amour : Quasiment en couple avec un ex taulard, whatever.
↝ Âge : 40 piges & il vous emmerde !


MessageSujet: You want to tell me with your teeth or without ?   Dim 7 Juin - 16:33


Mickey O'reilly
No. I was exactly the same way when I came on. There was no one more excited about being the police. But the system beat it out of me. Bad guys I worked hard to get went free... Cops I respected ended up being dirty. Even did a few things myself I'm not too proud of."

Prénom(s) & noms ♣ Mickey O'Reilly. Date & lieu de naissance ♣ 03 novembre 1975 Âge ♣ 40 piges et il est pas loin de se raser la barbe pour faire passer la crise Statut social ♣ Il s'en sort, avec un salaire de flic, comme il l'a toujours fait. Situation maritale ♣ Il a assez de couille pour admettre qu'il est en couple, même si ça reste vachement compliqué. Orientation sexuelle ♣ Homo Métier ou études ♣ Inspecteur de police Avatar choisi ♣ Nikolaj Coster Waldau Groupe choisi ♣ Haters. Traits de caractère ♣
Spoiler:
 
Crédits ♣ Tumblr & Addy.

En savoir un peu plus...
Anecdote un ♣ La famille c'est sacré, pas pour lui. Il n'a jamais connu son père, sa mère a toujours été doucement barge et tout le temps absente ce qui ne l’empêchait pas d'être à la maison pour accoucher plus que de raison. Du coup il a hérité de deux frères et d'une sœur. Jolie petite famille sans histoire. Ou pas. Anecdote deux ♣ Il a une fâcheuse tendance à parler trop vite, mâcher ses mots, choper l'accent Irlandais qui lui vient de sa mère et qu'il ne devrait même pas avoir quand il est énervé. Moins on le comprend plus il en rajoute et si on lui fait remarquer ça devient plus un jeu qu'autre chose et on le perd complètement. Mieux vaut se taire, pencher la tête sur le coté et faire mine d'avoir tout compris. Anecdote trois ♣ Il ne touche à aucune drogue, dure. La descente au enfer de Mase est surement la raison principal, Des joints de manière occasionnelle fumé au coin du feu comme un vieux con Aigri, ça mange pas de pain. Anecdote quatre ♣ Même si ce n'était pas son rôle et plus celui de leurs mère à tous il se sent responsable de ses frères et de sa sœur. Et avec un de moins et un qui finira surement en taule le pari qu'il a fait avec lui même est loin d'être gagné. Anecdote cinq ♣ Il a un gros chien assez flippant qui s’appelle Sid qui ne ferait pourtant pas de mal a une mouche. Ça fait un peu célibataire endurci et vieux garçon mal luné mais il assume sans trop de mal. Anecdote six ♣ Il fume comme un pompier, ce qui n'est pas très surprenant quand on le connait vraiment. Anecdote sept ♣ C'est le genre de type assez insupportable qui donne des surnoms à tout le monde, à la limite de la connerie et du racisme des fois. Il n'aura aucun scrupule à appeler sans cesse le premier asiatique qu'il croise Bruce Lee et la blondinette du Starbucks d'a coté boucle d'or sans aucune raison. Un peu lourd ? Sans aucun doute. Mais on finit par s'y faire, ce n'est pas le cas il n'en à pas grand chose à foutre.✘ Maintenant qui ne lui reste plus qu'elle il protège sa sœur plus qu'en temps normal. Normalement il rivaliserait d’ingéniosité et ferait tout pour qu'on pense qu'il n'en a rien à foutre. Mais avec la mort de leur frère et les conneries de Mason le bateau semble avoir dérivé et il essaie à tout prix de garder le contrôle. Anecdote huit ♣ écrire ici un petit truc en plus à savoir sur votre personnage. Anecdote neuf ♣ Quand il était gamin, il avait un problème de gestion de la colère assez perturbant, c'est vrai que parler dans sa barbe et envoyer chier le monde ça suffisait pas, il se bastonnait à tour de bras aussi. Ça c'est calmé avec l'âge Anecdote dix ♣ écrire ici un petit truc en plus à savoir sur votre personnage.
Que pensez vous des Sons of Liberty et ce qui se passe à Boston?
Il est flic, qu'est-ce que vous croyez ? Qu'il va leur envoyer des fleurs et des chocolats à des tarés qui on décidé de foutre le bordel dans SA ville ? On l'a collé sur l'affaire en plus de ça, depuis leurs dernier buzz ou un truc dans le genre, alors en plus de lui hérisser le poil de sa barbe, ça le fait bien chier. Comme beaucoup de choses. C'est pas que ça le fait flipper, des tarés dans leur genre finiront bien par faire une connerie plus grosse qu'eux et se faire prendre la main dans le sac, faut juste patienter un peu. Et il sera là, soyez en certain.


Et toi derrière l'écran?
Prénom/Pseudo ♣ Betty quoi, toujours la même, wesh Age ♣ 25 ans Sexe ♣ J'ai de la barbe et une buche ! Comment as tu connu BTP♣ Ce que tu penses de BTP ♣ Des poutres partout Un dernier mot ♣ .

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MessageSujet: Re: You want to tell me with your teeth or without ?   Dim 7 Juin - 19:22

you don't look at what you did before, you do the same shit all over"

And a piece of my story...



13 years ago. Un appartement à boston

Le bruit de l'eau qui coule ne le déconcentre pas comme il devrait. Il fait tout pour garder la tête froide, ne pas penser à Bran qui prend sa douche dans l'autre pièce, au silence et à cette attente gênante qui s'est installée entre eux sans le vouloir ni même à ce qu'il est sur le point de faire. De lui faire. Ça lui nouerait la gorge en deux si ce n'était pas durement réfléchi, si il n'avait pas retourner la situation dans tous les sens pour trouver une porte de sortie. Ça a beau clignoter depuis des semaines, de manière très claire, il a tout fait pour éviter ça, ne pas en arriver là. Mais il a la méchante sensation de ne plus rien contrôler, sans les mains, le pied coincé sur la pédale d' accélérateur et les freins bousillés. Ses yeux se posent sur une photo qu'il espère secrètement trop floue. On y décerne mal Brandon mais avec les preuves qu'il a fourni il y'a peu de chance que ça ne marche pas. Au moins si l'affaire passe à la trappe pour manque de crédibilité il aurait la sensation d'avoir fait de son mieux, ou pas assez. Ça sera peut – être plus facile de vivre avec un échec cuisant qu'avec la sensation de l'avoir trahi lui, pour un peu de respect, des cacahuètes et une meilleure place dans la hiérarchie. Il soupire, la fatigue commence à se faire ressentir, résultat de plusieurs mois de filature bidon gardée secrète, à prétendre que rien ne va mal, qu'il y a pas de lézards et à n'en parler à personne. Regarder le fossé s’agrandir entre eux et tourner la tête de l'autre coté histoire d'éviter le massacre. La fin approche et il n'est pas sûr d'y être vraiment préparé Il sait que cette affaire c'est la clé de la réussite, du pain béni avec une sacrée dose de coïncidences trop belles pour être innocentes. Mickey bosse sur cette affaire depuis des mois, démanteler un réseau de drogue de cette pointure ce n'est pas donné à tout le monde et du haut de ses 26 ans il pourrait se remonter le moral en se disant que c'est un bon flic, qu'il le doit à ça, à son instinct et surtout pas au fait que le type avec qui il couche est mêlé à ça jusqu'au cou. Si ce n'était que du cul il ferait avec mais il arrêté de se voiler la face depuis longtemps, il est loin le temps ou ils passaient leurs journées à rien faire, ensemble sans se prendre la tête, des flirts à base de pseudo aide débile, je me mets derrière toi et je t'apprendrai à mieux utiliser ton flingue, tu verras. Ça remonte à l'école de police , avant que Bran n' abandonne et que leurs vies ne prennent une sale ambiance de mauvais polar des années 50. Le tout en noir et blanc, le look mal rasé de circonstance et une tonne de d'intrigues un peu glauques. L'ironie de la situation ne le fait même pas marrer, c'est déjà pas simple d'être gay dans ce boulot et il fallu qu'il choisisse le premier connard venu, plongé jusqu’au cou dans des trucs pas légaux du tout. Il n'a jamais su ce qu'il faisait vraiment, n'a jamais voulu le savoir mais récemment c'est devenu trop présent pour qu'il continue de garder les yeux fermés et le retour à la réalité risque de l'achever pour de bon.

- Tu pars déjà ?

Il a seulement le temps de ranger le dossier dans le fond de son tiroir et de passer une main dans ses cheveux, histoire de garder contenance . Ça fait des mois qu'il joue à cette partie de poker débile, le bluff ne risque pas de lui exploser en pleine tête maintenant. Du moins il l’espère fortement. Un regard posé sur lui suffit à lui faire oublier la merde dans laquelle il va le foutre et il pose ses yeux sur le type encore mouillé devant lui, une serviette nouée autour de la taille et les cheveux en bataille.
Une sourire en coin de crooneur à la con se dessine au coin de ses lèvres et il le prend par la taille, rien à foutre de mouiller ses fringues et d'être en retard
-J'ai encore dix minutes, ça devrait pas te prendre trop de temps t'as pas trop de fringues à enlever.
-Dix minutes, tu me vends du rêves tu sais ?
-Quoi ? Il te faut des fleurs et des chocolats ?
-Va te faire foutre.
Sans répliquer autre chose il écrase ses lèvres contre les siennes, ça lui fait un bien fou de s'abandonner comme ça, de ne penser qu'au mélange de citron et de clope qui l'enveloppe complétement. Cette sensation addictive d'appartenir à quelqu'un n'est que de la poudre au yeux, il le sait et pourtant il se voile la face encore un temps, ça ne fait pas de mal. Il ne décolle son corps du sien que quand la sonnerie de téléphone lui coupe l'herbe sous le pied. Pourvu que ce ne soit pas Mason, pourvu qu'il ne soit pas dans la merde à nouveau. Nouveau baiser rapide, geste de recul à contrecœur et il décroche le téléphone qui lui retrace une conversation sans surprise. « Je suis en garde à vue, viens me sortir de là » comme si c'était la toute toute première fois. Mickey choppe ses clés sur le bureau, jette un coup d’œil pardessus son épaule et ferme finalement le tiroir. C'est pas encore le bon moment. Il le sent.

3 years ago – Un Irish pub.

Des tas gens qu'il ne connaît pas, deux trois collègues de sa sœur venus l'épauler, un supérieur hiérarchique à lui, un sourire de faux jeton aux lèvres et une bière dans la main, des désolés à n'en plus savoir quoi que faire et de la pitié à en gerber. Le tout concentré dans un endroit glauque et macabre qui sent la misère et l'alcool bon marché. Ça aurait plu à Marvin, y a pas de doute. Il est assis dans un coin, jette des coups d’œil à sa sœur toutes les secondes, joue avec son verre à moitié plein et regarde le bar se vider au fur et à mesure. Il ne reste plus les gens vraiment proches ou trop lèche-cul maintenant et l'envie de se casser en courant, ou de tirer dans le tas le prend au vif comme une grosse claque dans la gueule. Au lieu de ça il porte à nouveau son téléphone à son oreille et laisse la voix lui percer le tympan. Et sûrement le cœur en même temps.

Mick … Mick Putain décroche. J'ai besoin de ton aide. Il déconne à plein tube. Je sais ce que tu vas me dire, je sais la tronche que tu vas faire mais j'en ai pas besoin, ramène juste ton cul ici merde je …

Il sait que ça ne rime à rien. Il a beau l'écouter des centaines de fois ça ne change rien à l'épilogue tragique de l'histoire. il entend toujours des bruits de fond inaudibles derrière la voix flippée du gamin qui n'a pas le temps de finir sa phrase, comme il n'a pas eu le temps de finir grand chose. Au fond il a conscience que la ligne à juste coupé trop tôt, défaut de réseau imbécile et commun. Mais ça n’empêche pas les visions d'horreur de se coincer au fond de son crâne. Pas vraiment. Marvin au téléphone, Maya au milieu des flammes, Mason essayant de se tirer. Sa culpabilité se mélange à ses peurs les plus profondes et ce qui s'est réellement passé semble de moins en moins crédible. Jolie bordel démoniaque. C'est comme ça qu'il voit les choses et rien ni personne n'osera le faire changer d'avis. De toute façon c'est de l'histoire ancienne. Une affaire classée sous des piles de dossier qu'il a réussi à faire passer à la trappe. Magie magie, et vos idées ont du génie.
Il sent une main rassurante sur son épaule ce qui l'arrache à ses pensées pour au moins une demie seconde. Il n'a pas besoin qu'elle parle pour la reconnaître ni de la toucher pour respirer un peu mieux. Mais il le fait quand même, sa main se pose machinalement sur la sienne, habitude devenue trop présente depuis le drame.

- Tu devrais rentrer, enfoiré.
- Et te laisser célébrer ça tout seule ? Tu déconnes ?
Elle sourit sans vraiment trop de conviction et il sait qu'elle n'a pas besoin de google trad pour savoir ce qu'il ressent, c'est un truc de famille, comme si ça coulait dans leur sang. Mieux vaut ça que le coté galérien et paumé de Mason ou la douce folie barge de leur maternelle.
- Tu reprends le boulot bientôt ?
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
Sa voix est dure. Ça aurait été n'importe qui d'autre il aurait lancé une vanne cynique, ajouté une petite tape sur l'épaule et un sourire en coin. Ça à toujours été le seul conseil valable qu'il ai jamais su donner, ne laisse pas tes putains d'émotions te bouffer et garde la tête haute quoiqu'il arrive. Mais à regarde la brunette aux traits tirés assise à ses cotés il aimerait bien ravaler sa fierté mal placée, la prendre dans ses bras comme quand ils étaient gosses et lui jurer qu'il chasserait tous les clowns et les flammes de l'enfer pour elle. Il n'a pas le temps de le faire et tourne la tête quand la clochette de la porte du bar sonne, comme pour annoncer une mauvaise nouvelle de plus. C'est bien sa veine, si il y avait une cérémonie des soirées de merde, le soir de l’enterrement de son frére aurait la palme d'or, à coup sûr. Maya ne bouge pas, surement trop fatiguée et lassée d'avoir trop pleuré. Elle ne le montre pas mais il le sait, et il voudrait juste lui enlever sa peine à elle. Et que tout rentre dans l'ordre. Tout ce qu'il peut faire en attendant c'est essayer de limiter les dégâts, et il se lève d'un seul coup, fonce sur la personne qui vient de rentrer et l'entraine dehors, loin de Maya, loin de tout ça.
-Hey hey relax, je suis pas ici pour foutre la merde.
Un rire amer s'échappe de ses lèvres et il lâche son bras sans aucune délicatesse.
-Ce sera bien la première fois, tu veux une putain de médaille ?
-Comment elle va ?
-T'en as d'autres des putain de questions dans le genre ?
-Ouais okay c'est con je …
-TU QUOI ? Tu regrettes ? C'est un peu trop tard pour les remords et les putains de larmes de crocodiles, scarface. T'es là pour quoi exactement ? Tu veux savoir si t'auras des emmerdes ?

Pour la première fois depuis qu'ils sont dehors il regarde son frère dans les yeux, Mason n'a de cesse de renifler nerveusement, il est sûrement en manque et çà se voit. Sa gueule est balafrée et sa joue droite griffée. Si la situation avait été différente il aurait remercier le ciel d'avoir une sœur aussi coriace mais il ne souvient que trop bien cette nuit à l’hôpital, la rage de Maya et la façon dont elle lui avait sauté à la gueule façon lionne en colère. Mason ne sait pas quoi répondre, des années en arrière il lui aurait peut être pardonné, mais le vase est trop plein, l'eau à débordé de tous les cotés et a fini par noyer le peu de respect qu'il avait pour lui. Du moins ce soir c'est ce qu'il pense. Il s'en mord même les doigts d'avoir fait disparaitre les preuves, d'avoir supprimé les traces de sa petite entreprise bidon et du labo de meth qui lui a causé la perte de marvin. Il ne lui laisse pas le temps de répondre, penser que ce n'est qu'un sale Junkie qui ne pense qu'à sa gueule rend la suite moins difficile et il préfère se fourrer ça dans la tête, même si ça ne dure qu'un temps.

-Je me suis occupé de tout.
-Comme d'hab hein, tu veux une cape et des bottes pour te la jouer encore plus superman ou ça va ?
Et il part dans un rire un peu trop bizarre et dépourvue de sens, c'est pas que Mason n'a pas l'air paumé, tout en lui gueule à l'aide mais le gamin garde son humour de merde même dans les moments les plus tragiques, faut au moins lui reconnaître ça. Mickey ne réagit pas, comme s'il ne l'avait pas entendu dire de connerie. Il se contente de renifler gravement à son tour et de reprendre la parole, d'un ton lasse.
-Bordel, trainspooting regarde moi bien et fermes là. C'est la dernière fois que je sauve ton cul, tu peux te débrouiller seul la prochaine fois.
-Tu dis toujours la même chose tu sais ?
-Dégage.
-Je crèche chez Bran.

Ça le prend de court et il fouille dans son paquet de clopes histoire de rester calme. Entendre le nom de son ex ne devrait pas l'atteindre de cette manière, ni le surprendre d'ailleurs. Il a toujours su que Mason et lui étaient restés en contact, et la mauvaise idée de cette petite colocation lui causera sûrement un fou rire plus tard, quand il sera trop torché pour que ça ne le blesse vraiment.
-Super, tu penseras à m'inviter à ta fête de mariage. T'es sourd bordel ? J'ai dis dégage.

Tirer un peu trop sur la corde revient à se condamner à mort. Mason le sait et se casse sans demander son reste, juste avant que Maya ne sorte, prenne son frère par le bras sans un mot et le guide en direction de son appartement. Demain il pensera à Mason, à ses conneries, à Bran, au son de sa voix et à son putain de sourire qui l'aurait sûrement rassuré mille fois si il l'avait eu à ses cotés et au fait qu'il a enterré son frère aujourd'hui, que Maya à perdu son jumeau et qu'il a perdu une partie de lui, une partie d'eux quatre. Pour le moment seule sa sœur compte, et ça durera encore longtemps.

2 years ago. Marathon de boston.

C'est une habitude qui devient salace. Malgré que ça fasse partie intégrante de son boulot de flic et qu'il ne peut pas éviter la galère, il a toujours du mal à ne pas tout prendre à cœur. C'est le coté Lassie chien fidèle qui revient à la charge, lui explose en pleine tête quand bon lui semble sans qu'il réussisse vraiment à contrôler le tout. Pourtant son coté poilu, sa gueule de con et ses remarques acides gueulent le contraire. Mais il sait très bien que c'est que du flanc, et la scène lui fout le cafard et remonte des sentiments qu'il essaye d'enterrer plus bas que terre depuis un an. Ça n'a pas de rapport en soit, ce qui déroule sous ses yeux est très loin de ce labo clandestin, de cette explosion sans queue ni tête et des conneries de Mason, pour une fois. Mais la connexion se fait rapidement sans qu'il n'ait le temps de tergiverser 107 ans. Après tout c'est un coup de fil de l'hosto, la morgue ou les médias que vont recevoir les familles de ces gens, et ça ressemble un peu trop à la détresse qu'il a ressenti cette nuit-là, et toutes les autres après ça.

Bougez vous le cul merde.

Il lance des ordres au hasard, il sait qu'il n'a rien à foutre sur les lieux. Un inspecteur n'est pas censé se retrouver au milieu d'un bordel comme celui-là, mais une voix dans sa caboche lui gueule de ne pas se casser, d'essayer du mieux qu'il peut de garder la tête sur les épaules, et le tout-en-un seul morceau. Ce qui n'est pas le cas de certaines personnes. Du sang. Des hurlements. La panique totale et un bordel monstre. Pour sur que dans deux ans ou trois, ça fera les beaux jours d'un réalisateur gauchiste à la manque, de relater le scandale et le désespoir de ce jour de marathon qui tourne au cauchemar mais pour le moment ça fait juste fois dans le dos, et Mickey s'agite de manière vraiment pas réfléchie. À essayer de contrôler la foule et d'éloigner les gens le plus possible. Ce qui est con en soit parce qu'il n'a aucune idée d'où provient la menace, c'est juste le foutoir et le gamin échoué à ses pieds qui s'accroche à sa jambe et qui pisse tellement le sang qu'on ne sait plus vraiment d'où ça vient lui brise le cœur de façon étrange. Il a pas l'habitude que ça fasse boum dans sa cage thoracique, sauf quand ça devient trop mielleux pour qu'il l'admette, avec sa frangine ou Bran, il y a sûrement des lustres. C'est pas son truc de se retrouver enveloppé dans la douceur et là, c'est même pas le cas, il a de la peine pour ce môme et ses gestes sont rapides. Il tente de le sortir de là, de la foule et des gens qui se piétinent dessus sans faire gaffe. Une fois que ça semble un peu plus calme, bien qu'on ait déjà vu mieux, il s'agenouille à ses côtés.

Hey t'es ... doc...teur ou je sais pas ? Non j'ai pas autant de chance.
Qu'est-ce que ça peut te foutre, tant que je suis pas boulanger hein ? Je vais te sortir de là kid.
T'es super héros au final

Et le gamin souffre, parle d'une voix basse, mais arrive à raconter des conneries. Un peu comme ses frangins, un peu comme lui aussi. Ça le fait sourire pendant qu'il lance des coups d'œil à la volée histoire de repérer le moyen le plus simple de foncer sur une ambulance, et pas les deux pieds de vent s'ils ont un peu de chance. Il ne connaît même pas ce gosse, mais voilà qu'il joue les infirmières de guerre sans que ça ait grand intérêt pour lui. Ses mains sont rouges de sang et un type pas trop sonné l'aide à porter le gamin sans l'amocher plus qu'il ne l'est déjà, ce qui n'est pas une mince à faire. Il a envie de se tirer, de s'en foutre, mais il n'y arrive pas. Et quand la secouriste lui demande s'il est de la famille, il répond du tac au tac, que c'est son frère et qu'il ne le quittera pas d'une semelle, parce que c'est ce qu'ils font dans la famille. Ca sent le déjà vu à mort, les couloirs froids de l'hosto et l'odeur qui va avec, mais il ne perd pas le nord, pas comme ce soir-là, à cogner dans les murs en plâtre et à espérer que Maya et Marvin s'en sorte. C'est autre chose qui l'habite ce soir mais ce n'est pas plus rassurant pour autant.

Et une heure plus tard, quand tout est redescendu et que une des internes s'approche de lui alors qu'il perd une énième bataille avec la machine a café qui a décidé de jouer la crevure ce soir, il n'est pas surpris de voir ses yeux de biches désespérées et d'entendre ce « désolé, on a fait tout ce qu'on a pu » Ca devrait pas le toucher autant. Ouais, ça devrait pas.

3 month ago. Un appartement à boston

Il a pas le temps de faire grand chose, à peine le premier pied posé sur le plancher qu'il sent ses petits bras qu'on pas de force lui agripper la jambe un peu trop fort. Il se demande vaguement ce qui la fout dans cet état, si elle est pas censé en avoir vu d'autre et des réflexes qui la protègent des monstres planqués sous le lit mais Mickey comprend deux secondes plus tard quand son regard croise la silhouette à quatre pattes, plus imposante que réellement méchante. Le chien ne moufte pas, n'ose pas trop s'approcher d'eux et c'est que le signe de main du flic qui le fait bouger. Mouvement lent, franchement pas rassurés . On se demande si c'est le cabot ou la gamine toujours planquée derrière Mickey le plus flippé des deux, mais ça a pas trop d'importance. D'un regard extérieur, la scène est touchante, il s’accroupit à leur hauteur, force doucement la gamine à passer devant lui.

Hey … C'est un gros ours pas méchant. Regarde.

Le comme moi plane dans l'air et c'est surement ce que Maya sortirait si elle était là. Du bout des doigts, il force cette petite main qu'il connaît à peine à se poser délicatement sur la fourrure du chien. C'est ce qui suffit à Sid pour s'avancer un peu, toujours doucement. Il donne l'impression d'avoir fait toute sa vie et c'est peut-être le cas. Les gosses, ça le connaît, en large et en travers, mais y a quelque chose de diffèrent dans la façon qu'il a de pas savoir ou se foutre, de la ramener chez lui et de penser à ce qu'il va lui faire à bouffer et à un tas de trucs qu'il est plus censés devoir faire.

Vous êtes sur de ce que vous faites ? Elle à que 6 ans et elle a pas eu la meilleure des expériences possible. Je parle de traumatisme et perturbations surement permanente. Une gamine de cet âge-là, avec une figure paternel comme ça, c'est pas rien. Et il sortira surement jamais. O'Reilly vous êtes sur de vous ?
Il jete un coup d'oeil derrière la vitre sans teint, les petits bras d'Emma et sa frimousse un peu trop sur d'elle lui rappelle trop de truc pour qu'il craque pas. C'est quoi l'alternative ? La faire balader de foyer en foyer, la voir devenir taré et finir en taule comme le paternel qu'a buté trop de gens pour qu'il tienne parfaitement le compte ? Il l'a arrêté lui, mais il veut pas qu'elle en pâtisse. Même si ça fini mal, même si c'est une idée merdique et casse gueule, il lui doit à elle de quand même essayer.


C'était y a trois jours et il a toujours pas changé d'avis, vient de la ramener chez lui en attendant que les services sociaux tranchent en sa faveur, il a au moins eu le droit à ça, et maintenant, il est encore plus dans la merde qu'avant, parce que s'attacher à elle ne faisait pas trop partie du plan. Elle est trop intelligente pour ne pas lui plaire, un peu insolente même, question qui coupe dans le vif au coin de lèvres et toujours un truc à dire. On pourrait s'y tromper et croire qu'elle est sienne. Sa gamine. Ca lui fait tout drôle et le rend moue de manière bizarre. La gamine rigole un peu, il la sent se détendre et se détacher de lui pour attraper le chien, qui semble l'avoir adopté sans trop de mal. Le téléphone qui vibre à nouveau dans sa poche le fait même pas trop réagir, il sait sans même devoir poser les yeux sur l'écran que c'est le prénom de Bran qui s'y affiche et il déteste les papillons et cette boule au creux de son bide qui lui demande pas son avis pour s'y faire une place. Il ne décroche pas, se dit qu'il rappellera. C'est pas franchement le moment et il sait pas si ça va l'être à nouveau, un regard sur la gamine suffit à l'apaiser et il sait au fond, qu'elle ferait craquer Bran. C'est pas qu'ils sont en guerre. Ils ont même jouer carte sur table autant qu'ils peuvent, discussion sérieuse et déclaration mielleuse à l'appuie. Mais Mickey sait pas si c'est le moment de ramener une gosse dans les parages. Le problème, c'est qu'il a pas le choix, il va pas réussir à l'éviter pour toujours. Et Emma ne bougera pas. Pas s'il a son mot à dire en tout cas.
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