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 [Noah] People die and I'm still alive

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MessageSujet: [Noah] People die and I'm still alive   Mer 10 Juin - 19:27

ft Noah & Roman
And I'm still standing


Le silence. C’était surement la première chose qui l’avait frappé quand il avait passé les grandes portes, lourdes sans doute des cris des âmes damnées qui erraient la nuit. Même les corbeaux qui venaient trainé sur les quelques branches des arbres encore partiellement en vie, qu’on semblait entretenir avec bien moins d’attention que les sépultures, semblaient vouloir faire un minimum de bruit, de peur sans doute de déranger le repos éternel de ces miséreux foutus sous terre. C’était décidé, si Roman devait mourir sous peu, il demanderait à ce qu’on l’incinère et qu’on jette ses cendres quelque part, loin de la civilisation, au sommet d’une montagne peut être, pour flotter à l’infini au-dessus des nuages et ne jamais redescendre. Ca valait mieux que de se faire bouffer par des vers gras de toute cette chair en putréfaction. Frisson d’horreur. Il aimait dire qu’il avait peur de rien, mais ce lieu était franchement pas le plus agréable qu’il ait visité, pourtant il avait passé du temps à Rikers, derrière une vitre, à grapiller quelques instants d’une vie brisée avec un père qui, au final, n’en avait rien à foutre de ses rejetons. On lui avait présenté la loge du gardien comme le temple du héros, du maître des morts; il y voyait seulement une tombe de plus, seulement un peu plus sophistiqué que le reste. Un râteau collé dans ses mains sans qu’il y fasse vraiment gaffe, un regard sur son nouveau peuple, triste roi des âmes égarés et Roman tenta un sourire; si c’était censé l’aider à retourner dans le droit chemin, une sorte de main tendue, il le ressentait plus comme une punition de très mauvais goût, mais pour ce que son avis semblait intéresser les autres. C’était ridicule, clairement, parce qu’il voyait pas en quoi enlever les feuilles séchées et craquantes, tombées tristement des arbres, ainsi que frotter quelques pierres pour les faire briller au soleil, allait pouvoir l’aider à se réinsérer dans la société. C’était l’antithèse de la vie et on l’avait placé là, apparemment, dans l’unique but de l’éloigner de tous, pour l’isoler. Pour avoir causé le chaos, voulu briser cette pseudo tranquillité des rues et des habitants, pour avoir cédé au démon des flammes qui lui brûlait les veines depuis toutes ces années, on l’enfermait avec ses semblables; des fantômes, des vestiges d’humanités, de la chair en putréfaction. Devait-il se sentir visé ?
Sa paranoïa ne devait pas reprendre le contrôle, il le savait, aussi il s’obligea à souffler pour vider ses poumons de tout ce mauvais air qui lui brouillait la vue et les pensées, avant de respirer à nouveau.

Silence. Raclement des dents du râteau sur le sol. Il faisait. A défaut de savoir quoi, il faisait quand même. Ca ressemblait à ce job miteux à New York, dans le parc, à faire des tas de feuilles mortes dans lesquels les gamins téméraires se jeter dans il tournait le dos, pour se prendre une avoine d’injures ensuite. Pas sûr qu’il ait grand monde à injurier cette fois. Peut être les corbeaux, qui relâchent leur sphincter pas loin de sa tête et laisse d’énormes tâches sur le pavé.
Reprenant son sérieux, même s’il ne l’avait jamais vraiment perdu, il se hasarda entre les pierres, déchiffrant les noms gravés dans la pierre pour les retenir, comme un professeur lors d’un premier jour de classe.. Des fois qu’il ait besoin de faire l’appel. L’idée le fit sourire, presque rire même, mais en croisant un couple âgé venu rendre visite à un membre de leur famille, sans doute, il se força à prendre un air neutre. Peut être qu’il pourrait faire office de guide touristique des cadavres, ça pouvait être chouette, plus que d’enlever les mauvaises herbes et d’arroser les plantes. S’il avait voulu faire jardinier, il aurait pas perdu son temps en science au lycée, croyez-le bien.

Il s’aventura dans une nouvelle allée, arpentant le chemin dessiné par des pierres, pour ne pas piétiner l’herbe, dernière demeure des pauvres êtres qui venaient d’emménager. On leur avait clairement menti sur la vue et l’espace d’habitation. S’approchant d’une tombe, il remarqua qu’on y avait pas déposé de fleurs depuis si longtemps que les anciennes étaient desséchées et même carrément détachées de la tige. Elles avaient perdu la tête. Il sourit en soufflant, posa son râteau et se hasarda pour cueillir des fleurs qui poussait sur un carré d’herbe inoccupé, ni par un arbre ni par un mort et revint sur la pauvre tombe esseulée, quelqu’un venant d’arriver pour se recueillir sur celle juste à côté. Ses fleurs à la main, Roman se sentit un peu con de l’attention qu’il voulait porter à une totale inconnue, née et morte à des années où il était même pas question de le concevoir sans doute.. Son regard se porta sur le tatouage qu’il put deviner sur le cou de l’étranger et il resta un moment là, sans bouger, à fixer le type comme une sorte de mec dérangé près à choisir sa proie. Reprenant conscience, Roman se pencha sur la sépulture abandonnée, se penchant un peu dessus pour arracher les herbes courant sur la pierre tombale, putain de lierre qui s’y agrippait comme si sa vie en dépendait. « T’en veux ? J’en ai trop.. » Il tendit trois fleurs, gardant les autres, parce qu’il lui semblait qu’il en avait trop et que son attention pour une inconnue pourrait être mal interprétée. Il était déjà dans la liste des pyromanes à surveiller, en plus de son arrestation pour deal, on allait peut être pas tenter le diable et se faire ajouter « nécrophile » à la longue ligne de ses travers.

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I'm sorry for everything
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MessageSujet: Re: [Noah] People die and I'm still alive   Ven 12 Juin - 10:46

Look who's digging their own grave

That is what they all say
You'll drink yourself to death

S’il y a bien une chose que Noah déteste, c’est l’hésitation. Ce sentiment d’être totalement perdu sans trop savoir quoi faire et perdre cinq minutes de son temps à prendre une décision qui finalement ne sera peut être pas la bonne. C’était peut être étrange, mais ça le rendait fou. Il ne supportait pas ça, et prenait rarement plus de cinq secondes pour faire un choix, quel qu’il soit. De nature impulsive et franche, cela bien sûr lui avait valu de nombreux ennuis, mais il aimait ça de toute façon, pauvre mec détraqué qu’il était. De ce fait, il détestait tout autant la mi-saison. Quel bordel ce truc, on ne sait jamais comment s’habiller et on finit toujours par attraper un rhume à la con. Et ça aussi, ça avait le don de le mettre en rogne. Parce que Noah n’est pas top modèle, les fringue qu’il doit mettre il s’en fiche pas mal. Soupirant un bon coup, sa clope qui n’était pas encore consommée à la bouche, il finit par prendre le premier jeans qu’il vit et une chemise noire, parce qu’encore une fois, il ne restait pas plus de quelques secondes à réfléchir ; bien que des fois, cela ne lui ferait certainement pas de mal.
En quelques minutes seulement il était habillé et passablement coiffé, près à sortir. Entre ses allés et retours au commissariat et sa vie de policier sous couverture, le jeune homme avait moins de temps pour se rendre sur la tombe de sa mère. Mais il n’avait rien de prévu ce matin, il était libre comme l’air jusqu’en début d’après midi et décida de s’y rendre. Le chemin était devenu une routine pour lui désormais. Toujours les même feux de circulation, les même carrefours bondés… Et puis, plus il s’éloignait du centre ville et se rendait dans les beaux quartiers, moins il croisait de monde. Finalement après bien vingt minutes de trajet il finit par se garer tout près de l’église, alluma un nouveau rouleau de nicotine et sortit de la voiture pour se rendre sur la tombe de sa mère.

A première vue, on ne le croirait sans doute pas comme ça, mais Noah se sentait toujours mal en se rendant dans cet endroit. Oui, le brun avec un crâne tatoué sur le bras n’était jamais à l’aise parmi toutes ces tombes d’inconnus. Ironique n’est-ce pas ? Et pourtant, il ne pouvait pas s’empêcher de poser le regard sur ces pierres, lire le nom des personnes qui reposaient désormais là et imaginer leur vie. Quel métier exerçaient ils ? Étaient-ils aimés et choyés ou bien vivaient ils seuls? Quel était leur plus grand rêve, l’anecdote de leur vie la plus incongrue ?  Pour apaiser son malaise, Noah aimait s’imaginer leur vie, comme ce cher Mr Petterson qui reposait à une dizaine de mètres de sa mère. Vétérinaire qui se passionnait pour les oiseaux. Un homme très cultivé mais un peu trop réservé malheureusement. Il se permit même de le saluer aujourd’hui, le sourire aux lèvres alors qu’il pressait un peu le pas. La tombe de sa mère se situait à l’ouest, à l’avant dernière allée ; et il faisait toujours en sorte de s’y rendre par un chemin différent. Pourquoi ? Lui-même ne le savait pas, mais sans nul doute Noah avait déjà lu au moins une dizaine de fois tous les noms qui étaient présents dans ces murs ternis par les années.

« Maman, c’est moi. » Dit il presque joyeusement en venant s’assoir en tailleurs sur la dalle grise. Il avait bien vu un jeune homme plus loin, un râteau à la main, mais n’y avait pas prêté plus d’attention que cela. Il avait juste remarqué que ce dernier ne semblait pas enchanté de travailler ici, mais en même temps qui pourrait l’être. Il eu du mal à s’imaginer quelqu’un exploser de joie à l’idée de passer ses journées dans un cimetière à ramasser des feuilles et nettoyer des tombes ; quoi que, le point positif est que les clients ne sont pas trop pointilleux et désagréables.. Il se mit à rire soudainement à cette pensée et secoua la tête avant de prendre une bouffée de nicotine, reportant son attention sur la défunte. « Désolé, j’ai pensé à un truc idiot et ça m’a fait rire. » Oui, Noah parlait directement à sa mère comme si elle était encore présente, comme si elle pouvait lui répondre. Oui il savait qu’il avait l’air stupide mais franchement, qu’est-ce que ça pouvait lui faire, il n’y avait presque personne. « Désolé, aujourd’hui je ne t’ai rien amené, je ne savais pas quoi prendre… » Ses yeux vaguèrent entre la bouteille de vin rouge qui était posée juste à côté du nom de sa mère ; un mug sur lequel était écrit ‘best mum of the world’ et de fausses roses en plastiques. Noah ne faisait pas les choses comme tout le monde. Il n’aimait pas ces morceaux de marbres ou peu importe la composition où étaient écrites des phrases toutes faites. ‘à notre amie’ ; ‘à mon épouse’. C’est moche et complètement surfait. Son idée lui paraissait bien meilleure, et honnêtement la tombe de sa mère était de loin la mieux décorée.  « Quoi ? Bordel maman, tu ne vas pas râler à chaque fois que j’ai un nouveau tatouage quand même… Je te jure que t’as pas fini sinon. T’avais l’air plutôt contente quand je t’ai montré le tien d’ailleurs. »

Un silence régna ensuite tandis qu’il terminait sa cigarette, gardant le mégot éteint entre ses doigts pour ne pas salir l’endroit, interrompu à peine un peu plus tard par le blondinet qui semblait travailler ici. Durant quelques secondes Noah observa les traits enfantins de son visage, puis lui offrit un sourire poli en secouant la tête. « C’est gentil mais non merci, je ne suis pas très fan des fleurs. Ca flétri vite, et puis ça devient très moche. Déjà qu’une tombe n’est pas un endroit spécialement joyeux…  Par contre… » Il fit une pause dans sa phrase pour attraper la bouteille de vin toujours intacte à sa grande surprise et la tandis au jeune homme. « Ma mère ne semble pas vouloir de la bouteille que je lui ai acheté, alors si tu la veux, ne te gêne pas. Enfin, si tu es en âge de boire de l’alcool, bien sûr. »
Puisque l’autre avait décidé de le tutoyer, Noah continua sur la lancée, pas gêné pour un sous. Il préférait ça de toute façon, et il se voyait mal vouvoyer un gars qui semblait avoir tout juste atteint la majorité, et encore, il n’en était pas sûr…


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MessageSujet: Re: [Noah] People die and I'm still alive   Dim 14 Juin - 12:03

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Ca ne collait pas, c’était sûr et le type qui se trouvait dans son champs de vision, le lui rappelait sans même s’en douter. Sans même réaliser, sans doute, que Roman n’avait rien de quelqu’un de bien, de quelqu’un de fréquentable, tout juste bon à jouer le rebut de la société qu’on se lançait les uns aux autres, comme une patate chaude, parce qu’on voulait pas trop le garder longtemps.. Des fois qu’il soit contagieux ou qu’il pète les plombs. Il l’avait cherché, il allait pas se plaindre non plus, c’eut été un peu exagéré de sa part d’ouvrir sa gueule pour hurler aux autres, à la société toute entière, de l’écouter et de le voir.. C’était de son cru, sa faute, s’il en était là où il était et c’était pas forcément les sessions de thérapie du centre qui l’avaient aidé à comprendre, c’était lui tout seul, comme un grand.. En voyant que même Olive ne venait pas lui rendre visite, sans se douter forcément que c’était principalement parce que c’était interdit, que c’était néfaste pour lui, que tout ce qui venait de l’extérieur des murs trop blancs de sa chambre, c’était de la tentation dégueulasse pour laquelle il risquait de replonger. Mais pour sa soeur, il aurait peut être fait l’effort. Peut être. Mais ça collait pas. Ca tournait pas rond et en écoutant ce que le type bizarre, plus tatoué que bien coiffé, racontait à la pierre, Roman sentit sa gorge s’assécher. Sa mère à lui, elle était morte et enterrée, comme la sienne, pourtant Doherty n’avait même pas été la voir et quand on lui avait proposé de se rendre à l’enterrement, seule fois où il aurait été autorisé à sortir du centre, il avait refusé. Gosse égoïste, putain de petit prince trop fier pour affronter les regards, trop con aussi pour comprendre que sa famille aurait bien eu besoin de lui. Parce qu’il était le vilain petit canard, c’était lui la victime, c’était lui qu’on devait aider, pas l’inverse. Mais il partait en sucette, il le reconnaissait et s’il en avait été capable, surement que Roman aurait culpabilisé, fortement, de ne pas être foutu, comme cet inconnu, de se rendre sur la tombe de sa mère et de demander le pardon à du granit, sa voix se répercutant sans doute dessus, son écho pour toute réponse. Il aurait brisé le silence au moins, il aurait ouvert la gueule pour dire autre chose que de la merde, comme celle qui dégoulinait de ses lèvres alors qu’il tendait ses fleurs pourries au grand brun, le regard incapable de se poser sur la pierre, qui témoignait de ce qu’il restait de sa mère, lisant malgré tout du coin de l’oeil un nom qu’il ne put décortiquer clairement, parce qu’il ne voyait que quelques lettres, rien d’entier. Rien n’était jamais complet, comme son foutu de cerveau grignoté par la rage et la douleur, dont il avait hérité de ce père idéalisé dont, au final, il ne voulait même pas, même plus. Dont il avait jamais eu besoin, parce que Wren aurait pu le remplacer aisément, si Roman l’avait laissé faire, essayer, au lieu de se borner, de se braquer et pour quoi ? Pour un héritage de chaos et de cendres. Rien ne tenait vraiment. Rien n’était fait pour durer, ces quelques pétales comme le reste du monde, de l’univers. Des étoiles au noyau de la Terre.

Le regard du gracié passa du visage aux yeux bleus, à ses tiges vertes qu’il finit par déposer sur la tombe qui se trouvait entre eux deux, laissant le reste sur celle de l’inconnue pour laquelle il s’était pris d’une affection bien étrange, peut être un peu morbide. C’était mieux de dire au revoir à quelqu’un qu’il ne connaissait pas, qu’à sa génitrice, c’était tout comme de toute manière. Roman faisait parti de ces gens qui ne ressentaient pas le besoin de parler à une pierre pour penser à quelqu’un, parce qu’il pensait jamais à eux de toute façon; une fois qu’on était plus dans son champs de vision, dans sa vie, il oubliait. Simplement. Pour son propre bien, mais tout le monde voyait ça comme de l’égoïsme, pur et simple. « T’façon elles sont déjà quasiment morte, personne les arrose.. » Il haussa les épaules, émit un semblant de sourire à l’adresse de l’autre et passa un coup de sa manche sur la pierre de la femme sans visage, dont le nom ne lui provoquait rien de spécial, mais sur laquelle il s’acharnait. « Je trouve que ceux sont les arbres qui sont moins joyeux que les tombes.. A croire que tout ce qui pousse dans cette zone perd de la couleur.. Ça pourrait être franchement agréable de venir, si les feuilles étaient pas si grises.. » Il parlait, trop, beaucoup. Pour un type de son genre, incapable d’enchainer plus de trois mots, il était étonnement bavard, mais c’était pas pour le déranger plus que ça au final. Surpris par la suite, Roman se redressa et baissa les yeux sur la bouteille, étonné lui aussi de la voir pleine, alors qu’à la gueule des types qui bossaient ici il se serait dit qu’un d’eux se serait sacrifié pour la vider. Il la fixa un moment avant de hausser les épaules, une moue étrange. « C’est sympa, mais j’ai pas le droit, même si j’ai l’âge. » Parce que si son contrôleur lui faisait faire des analyses et découvrait la moindre parcelle de drogue, d’alcool ou d’un produit plus ou moins stupéfiant d’un style comme d’un autre, il risquait de repartir entre ces murs qui avaient manqué de le rendre taré plus d’une fois, à s’en griffer la peau des bras pour essayer de se réveiller de ce cauchemar réel. Violent. « Mais j’peux dire au gars de venir partager un verre avec ta mère, peut être qu’elle acceptera de boire si elle est moins seule. » Il se rendait pas forcément compte de ce qu’il racontait, mais il sourit à nouveau, se redressant après avoir rendu la pierre de son inconnu à la lueur du jour, le lierre trainant au sol, arraché, qu’il récupéra pour le foutre dans la poubelle de l’entrée, une fois qu’il serait seul pour continuer à surveiller et arranger les lieux. Gardien des morts. C’était peut être pas si mal finalement. « C’est pas marrant de boire seul aussi, faut la comprendre.. » Cette fois, il posa clairement son regard sur le type, après avoir chatouiller la tombe des yeux, les traits bloqués dans une expression de neutralité presque aussi bien entretenu que la pelouse de ses voisins.

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